La gauche française à la recherche de nouveaux représentants
Tandis que les mobilisations contre le projet de réforme du Code du travail ont mis des milliers de personnes dans la rue, la gauche, en crise profonde depuis l’élection de François Hollande, cherche de nouveaux représentants pour se réinventer. La tâche n’est pas aisée face à des partis politiques à bout de souffle et un système politique verrouillé.

Un véritable bol d’air. La réussite du mouvement social contre la réforme du Code du travail initiée par le gouvernement français a redonné de l’espoir aux militants de gauche, désabusés par quatre années de présidence Hollande et interloqués par la passivité de la société face aux renoncements successifs du parti socialiste.
Mercredi, à l’occasion de la première grande journée d’action contre le projet de loi de la ministre du Travail Myriam El-Kohmri, environ 500 000 personnes ont manifesté dans de nombreuses villes de l’Hexagone. La réforme prévoit, entre autres, une remise en cause de la limitation de la durée du temps de travail et un plafonnement des indemnités de licenciement. Inadmissible pour les manifestants qui étaient près de 3&flexSpace;500 àBayonne et ont bloqué, partout sur le territoire, les accès de dizaines d’universités et de lycées.
Comme à l’occasion des grands mouvements sociaux, des plateformes s’organisent désormais afin de coordonner les journées d’action à venir contre une loi principalement saluée par la droite et le patronat. Mais, derrière la bataille contre le projet El Khomri, l’importance de la mobilisation laisse présager une recomposition salutaire tandis que les partis politiques sont à deux doigts de l’implosion.
Il est peu dire que la gauche&punctSpace;a été lessivée par la présidence de François Hollande. De renoncement en renoncement, le Parti socialiste s’est fracturé en tendances aujourd’hui irréconciliables. Les députés frondeurs, dès le départ très critiques sur les choix économiques du gouvernement, sont régulièrement rejoints par des dizaines de parlementaires qui ne manquent pas d’arguments pour dénoncer des choix politiques incohérents. Les échecs sur le plan économique, l’absence de politique migratoire et la folie sécuritaire ont exacerbé les tensions à l’intérieur du PS mais aussi chez ses alliés Verts, parti qui a explosé sur fond de désaccords sur l’attitude à adopter face à François Hollande.
À la gauche des partis de gouvernement, le Front de gauche, jaloux des succès de Syriza ou Podemos, n’a pas su récupérer les déçus de François Hollande, n’offrant à ses 11% d’électeurs en 2012 que des guerres personnelles entre ses dirigeants.
Les formations politiques plus radicales - comme les ex-trotkistes du NPA ou de Lutte Ouvrière - sont elles noyées dans la masse, incapables de peser au-delà de cercles militants restreints.
S’il réveille la gauche, le mouvement social contre la loi Travail révèle aussi de nouveaux moyens de mobilisation. À la surprise générale, tandis que beaucoup se demandent qui pourrait incarner une “nouvelle gauche”, les actions sont parties de militants inconnus, hors des partis politiques et loin des directions des principaux syndicaux, toujours prêtes à garder le contrôle sur la contestation. La pétition lancée en ligne par de jeunes trentenaires non-encartés a ainsi recueilli plus d’1,2 millions de signatures, en faisant l’une des plus importantes protestations sur internet en France. Au début digitale, la protestation s’est poursuivie dans la rue une fois les relais traditionnels (syndicats, mouvements sociaux, partis politiques) activés.
Mais une campagne ponctuelle sur internet ne fait pas tout. Tandis que les partis politiques traditionnels sont à bout de souffle, le renouvellement des idées, pratiques et personnels politiques se heurte en France à un système des plus verrouillé.
Les dernières enquêtes sociologiques ont par exemple montré que les députés i ssus des classes populaires ont totalement disparu au profit d’élus ayant fait carrière à l’intérieur des partis après avoir étudié dans les grandes écoles.
Le renouvellement politique passera sans doute par le renoncement à cet entre-soi. A commencer par le départ de ceux qui, à gauche, sont en place depuis des décennies et prétendent encore incarner le changement.

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