F. Hollande délivre un «permis de tuer» les djihadistes français
Depuis que la France est entrée en «guerre» contre Daesh, ses responsables politiques ne cessent de multiplier les mesures attentatoires aux libertés individuelles. Des documents révèlent aujourd’hui que Hollande, en rupture avec Sarkozy et Chirac, a ordonné ces dernières années plusieurs homicides de djihadistes français en Irak et en Syrie.

Il paraît que la fin justifie les moyens... Depuis que l’État islamique (Daesh) a fait de la France une de ses cibles principales, les responsables politiques hexagonaux répètent en boucle que le pays doit tout mettre en oeuvre pour vaincre la «guerre» qu’il a engagée contre le «fondamentalisme islamique».
Après avoir enfilé leurs plus beaux costumes de chef des armées, le président François Hollande et son ancien Premier ministre Manuel Valls –aujourd’hui lancé dans la course à la présidentielle d’avril 2017– ont ainsi multiplié les mesures d’exception depuis l’attaque de “Charlie Hebdo” en janvier 2015: instauration et prolongation de l’état d’urgence, vote de nouvelles lois antiterroristes, durcissement de la politique pénale, réduction des libertés individuelles,...
Loin des frontières de l’Hexagone, l’exécutif socialiste a aussi pris une décision balayant tous les principes de l’État de droit: plusieurs enquêtes journalistiques viennent de démontrer que, sous la présidence de François Hollande, l’Élysée à délivrer un véritable «permis de tuer» à plusieurs corps d’élite afin qu’ils éliminent directement les djihadistes français engagés dans les rangs de Daesh.
Les opérations «homo» (pour «homicide»), opérées notamment par le service «Alpha» de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE), faisaient jusqu’ici partie des non-dits de la politique étrangère française. On savait la cinquième puissance de la planète habituée à éliminer des opposants ou «ennemis de la Nation» aux quatre coins du monde. Mais jamais des éléments ou témoignages n’avaient jusqu’ici précisément documenté ces opérations.
En septembre, dans un incroyable entretien donné aux journalistes du “Le Monde” Fabrice Lhomme et Gérard Davet dans le cadre du livre “Un président ne devrait pas dire ça...” (Stock, 2016), François Hollande avait lui-même avoué avoir conduit de nombreux assassinats dans le cadre de la lutte contre Daesh.
Ce mercredi, le même binôme de journalistes a publié le contenu de documents secrète défense confirmant le déroulér ces opérations ciblées. L’un d’entre eux –une note du conseiller diplomatique du président et de son chef d’état-major particulier– insiste notamment sur la légalité de la «base légale» de ces homicides. La France invoque en effet la «légitime défense collective» pour assassiner ses propres ressortissants dans les rangs de Daesh. Mais, en Syrie, le cadre juridique est pour le moins flou, car aucunee des trois conditions légalisant l’action militaire des Occidentaux ne s’impose : ni la demande du pays concerné, ni une résolution du Conseil de sécurité autorisant le recours à la force dans un État souverain, ni une application du principe de légitime défense.
Un autre doute repose sur le statut des combattants de Daesh au regard de la loi française : sont-ils des justiciables au sens du droit pénal ou des combattants au sens du droit de la guerre ? La question qui peut apparaître bien secondaire aujourd’hui pourrait un jour amener la France à s’expliquer devant les juridictions internationales.
Cette possibilité n’a pourtant pas calmé les ardeurs de François Hollande. «Depuis son élection en mai 2012, François Hollande entend incarner une politique plus martiale que ses prédécesseurs, quitte à en payer le prix et à sortir du strict cadre de la légalité» expose ainsi le journaliste Vincent Nouzille, auteur du livre “Erreurs fatales” (Fayard). Son enquête démontre que la France a dressé de larges listes nominatives de personnes à éliminer, soumises à l’aval du président. Selon ses informations, au moins une quarantaine d’homicides auraient été réalisés à l’étranger entre 2013 et 2016 sur la base de renseignements fournis par la France. Cela représente environ une opération par mois –un rythme jamais vu depuis la fin des années 1950, à l’époque de la guerre d’Algérie–.

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